mardi 12 octobre 2010

Chutes d'Iguazu cote argentin

Imaginez vos toilettes. Tirez la chasse. Multipliez par 10 le bruit et par 1 000 000 le volume d’eau envoyé et vous aurez une petite idée de ce qu’est la « garganta del diablo » (la gorge du diable)… Je n’ai pas vraiment trouvé d’autre moyen de vous rendre compte de la sauvagerie et la démesure de la chose.




Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en arrivant ici. Après tout ça reste des chutes d’eau et j’en ai vu quelques unes de sympa depuis le début du trip… Mais là c’est l’étage au dessus. Le monde au dessus… L’Univers au dessus !! Il faut imaginer un cours d’eau courant sur un plateau basaltique, plat, paisible et très large (500 bons mètres de large). Sur la rive de droite (dans le sens du courant), le Brésil, sur la rive gauche et les îles au milieu du fleuve, l’Argentine. Le Paraguay est à quelques mètres seulement également.



Tout d’un coup, ce fleuve énorme accélère sa course et brutalement se retrouve précipité dans le vide 70 mètres plus bas à la fin du plateau basaltique. Le tout dans un vacarme et une puissance à couper le souffle. 500 mètres de cascades avec des volumes d’eau marronnasse impressionnants. Ca constitue, non pas un rideau lisse d’eau, mais un rideau ondulant. La gorge du diable est l’endroit le plus impressionnant car les parois tracent une sorte de cuvette de toilettes (couvercle soulevé) fermé aux 2/3 (le 1/3 restant sert à ce que l’eau s’écoule en aval). A cet endroit impossible de voir le bas des chutes car les projections d’eau provoquées par le choc avec le sol remontent environ sur 50 mètres. De loin on dirait presque un volcan car il y a des particules d’eau juste au dessus de la gorge profonde.



Rien qu’en ayant vu ça, on oublie le prix du billet d’entrée (environ 16 euros). Il existe ensuite plein de sentiers, de passerelles pour voir les différentes zones de chutes de différents endroits. Une grosse journée suffit pour faire le tour. Ces sentiers permettent en plus de croiser plein d’animaux. Des papillons aux couleurs incroyables ; des coatis qui viennent quémander de la nourriture ; et moult oiseaux de toutes tailles et couleurs.






Seul point noir : le monde !!! Il faut dire que je n’ai pas été très bon sur ce coup là car je suis venus pendant un week-end de pont (genre le 11 novembre qui tomberait un lundi). Du coup, tout est BLINDE dans la ville. Cela m’a valu une petite galère pour trouver un hôtel d’ailleurs samedi soir. J’ai du tourner 2 heures et voir au moins 15 hôtels avant d’en trouver un avec une chambre libre. C’est le plus pourri de la ville mais je n’ai pas fait le difficile !

2 commentaires:

  1. Tu me ramènes un coati stp?

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  2. C'est beau mais ça vaut pas St Pierre de Rome...

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